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Mon avis express sur Thor : Le Monde des Ténèbres de Alan Taylor

Thor Le Monde des Ténèbres

C’est au tour du dieu d’Asgard de revenir dans les salles obscures pour la phase 2 des films Marvel visant a préparer l’arrivée du nouveau Avengers, mais que vaut ce nouveau film ? Le premier n’avait pas eu le succès mérité, je pensais que le second allait être décevant après des rumeurs de projections tests désastreuses mais il n’en est rien. Thor 2 est un film très sympathique malgré ses quelques défauts comme son intrigue un peu brouillon et quelques personnages creux, le personnage de Jane Foster ne sert pas à grand chose. Thor : Le Monde des Ténèbres s’inscrit bien dans la continuité des précédents films Marvel avec quelques parallèles avec les autres super-héros. On retiendra des effets visuels spectaculaires et un combat de fin assez original. Rien à dire sur la musique de Brian Tyler, le même compositeur que pour Iron Man 3, serait ce le nouveau compositeur des films Marvel ? Cependant j’avouerai que ma préférence reste pour le premier épisode qui se passait en majeure partie sur Terre et qui avait quelque chose de plus amusant. Restez bien après le générique de fin, il y a une deuxième scène secrète qui pour le coup est totalement en rapport avec l’histoire du film, alors pourquoi l’avoir mis à la fin du générique justement ?

Note 3/5

Mon avis sur La Reine des Neiges de Disney

La Reine des Neiges à ne pas confondre avec La Princesse des Glaces ^^ est le 53ème film d’animation des studios Disney, il est inspiré du conte de Hans Christian Andersen publié en 1844. Le film raconte l’histoire de deux sœurs, Elsa, reine d’Arendale qui détient d’étranges pouvoirs depuis sa naissance et qui se retrouvera obligée de fuir son royaume pour éviter de blesser sa sœur Anna. Cette dernière partira à la recherche de l’exilée et découvrira de nombreux personnages.

Frozen (3)

Grand fan de Raiponce pour ses personnages, sa bonne humeur et ses chansons. Je ne savais pas à quoi m’attendre de ce film jusqu’à ces dernières semaines notamment grâce aux nombreuses critiques élogieuses. Il faut dire que Raiponce avait placé la barre très haute et était devenu un classique dès sa sortie ! Et ce n’est pas l’ambiance de Noël ou la présence de Dany Boon qui me donnaient l’envie de découvrir le film, mais plutôt la promesse d’avoir un Disney comme dans mon enfance. Il faut le dire tout de suite, même si le film n’égale pas Raiponce à mon avis, La Reine des Neiges est bien un Disney comme on est en droit d’attendre et relève considérablement le niveau après un Les Mondes de Ralph assez moyen.

Frozen (2)

Saluons avant tout l’ensemble du casting français qui fait du très bon boulot et notamment Dany Boon qui sonne comme la seule voix possible pour le bonhomme de neige Olaf. Toutes ses apparitions sont à mourir de rire. Les chansons sont nombreuses et 2 ou 3 titres vous resteront en tête longtemps après la sortie de la salle. Quant à l’animation, rien à dire, tout est parfait et plus fin que les dernières productions Disney. Le scénario réserve de petites surprises mais reste relativement conventionnel, il parlera aux petits comme aux grands.

Frozen (1)

La Reine des Neiges s’inscrit donc dans la continuité des œuvres Disney est fait véritablement office de film familiale de fin d’année. Même s’il est toujours difficile de rivaliser avec des chefs d’œuvres comme Le Roi Lion ou La Belle et la Bête, ce n’est pas tous les jours que l’on a la chance de découvrir  une production de ce niveau, je vous conseille donc fortement de vous rendre dans le cinéma le plus proche de chez vous !

Note Jeune & Jolie

[Achat] Pacific Rim en Blu-ray Steelbook

Provenance : Amazon.co.uk

Détails : Je n’avais pas été extrêmement emballé par Pacific Rim lors de sa sortir ciné, en effet je ne comprend pas l’enthousiasme général qu’il y a eu, je ne dis pas que c’est un mauvais film j’ai apprécié les combats de robots et les créatures, par moment on sentait également la forte influence de la culture japonaise, mais il y a quand même pas mal de choses qui sont venues gâcher le tout, l’histoire sans grande trouvaille, des personnages peu charismatiques auxquels on ne s’attache pas, un score facilement oubliable, une introduction certes bien amenée et efficace qui donne tout de suite le ton (et qui était extrêmement bien en 3D au contraire du reste du film) mais plombée par au moins une heure de blabla au fond de la base sans le moindre combat. Des combats qui se passent si mes souvenirs sont bons, en totalité de nuit, on ne peut pas vraiment apprécier le design des mechas. Malgré tout cela et après avoir vu les deux excellents Hellboy du même réalisateur (qui m’ont fait comprendre ce qu’était l’univers de Del Toro), je voulais redonner une chance au film et le revoir dans de bonnes conditions. C’était donc très plaisant de découvrir que l’édition anglaise proposait un steelbook 2D+3D avec une piste française en DTS-HD Master Audio 7.1 ! Whaou ! Mais qu’est il arrivé à Warner pour nous proposer une telle piste sonore après 7 ans ?! Reste à savoir si c’est exceptionnel ou si c’est une nouvelle habitude de l’éditeur. Le steelbook quant à lui est vraiment impeccable, quand Warner veut faire du bon boulot il peut y arriver !

A noter plusieurs choses, tout d’abord le service impeccable de Amazon.co.uk qui a envoyé le produit en un temps record (2-3 jours), extrêmement bien emballé avec la possibilité de suivre son colis sur le site comme si je commandais en France, je n’hésiterai pas à repasser commande dessus. Ensuite cette édition propose 3 disques, le disque 2D avec une piste français parisien en DTS-HD 7.1, une piste anglaise en DTS-HD 5.1, et des sous titres français ; pour ce qui est du disque 3D aucune piste française ni sous titres dans notre langue, dommage ! Le disque bonus est quant à lui sous titré en français.

Mon avis sur Gravity de Alfonso Cuarón

Gravity est un film OVNI, qui est arrivé d’un coup et qui n’a cessé de faire parler de lui durant ces derniers mois. Il ne m’avait pas réellement interpellé, c’est seulement lorsque les premières critiques sont arrivées sur la toile le désignant unanimement comme une très grande oeuvre que je me suis intéressé à la bande annonce. En effet, pour beaucoup, Gravity marque un nouveau tournant dans le cinéma à l’instar d’Avatar, qu’en est-il au bout des 1h30 de projection ?

Je ne sais pas par où commencer, je n’ai même pas envie de vous raconter quelques lignes de l’histoire pourtant très simple, puisque que c’est en allant au cinéma (presque) vierge de toute information que j’ai trouvé mon plaisir à découvrir le film. Sachez juste qu’après un grave incident dans l’espace, les membres restants de la mission spatiale destinée à réparer un télescope devront trouver le courage et la force de retourner sur Terre. Sandra Bullock et George Clooney qui sont les personnages principaux du film jouent leur rôle parfaitement bien, j’ai redécouvert Sandra Bullock que j’ai connu dans Speed, sérieusement, je ne me rappelle pas l’avoir vu dans un autre film depuis toutes ces années !

La première qualité de Gravity est que l’on passe par tellement d’émotions que l’on ne ressort pas de la salle sans garder en mémoire toutes les scènes du film, tantôt la larme à l’œil dans les moments émouvant, tantôt les mains agrippées au fauteuil lors des moments de tension, ou alors les yeux émerveillés lors des scènes plus calmes et nous dévoilant l’espace comme on l’avait encore jamais vu au cinéma. Je ne me suis tout simplement pas ennuyé pendant toute la séance et c’est avec plaisir que je pourrai revoir ce film encore, encore et encore…

La seconde est évidemment son aspect visuel maîtrisé, tout parait réel, on se croit véritablement à des centaines de kilomètres de la Terre en compagnie des astronautes. La 3D relief est tout bonnement indispensable pour ce film, elle renforce durant la quasi totalité du film l’immersion du spectateur, avec des bons effets de jaillissement qui pourront en surprendre plus d’un. C’est ici que le film marque un tournant dans le cinéma, puisque Alfonso Cuarón, le réalisateur du 3ème Harry Potter ou du Fils de l’Homme, a du trouver de nouvelles méthodes pour travailler puisque le film est composé presque entièrement d’images générées par ordinateur, parfois les acteurs étaient suspendus à des filins dans un cube très réduit, d’autres fois seuls leurs visages étaient filmés pour ensuite pouvoir les intégrer sur des acteurs virtuels. C’est en cela que Gravity dépasse ce qui avait été fait jusqu’à présent dans le cinéma moderne.

Je finirai simplement sur l’ambiance générale qui vous prend aux tripes, on a souvent vu lors de la promotion ou dans les critiques, « Gravity un film dont vous ne vous remettrez pas ! » Je trouvais cette phrase un peu folle et surréaliste et pourtant en y repensant, il est vrai que d’une façon ou d’une autre Gravity vous marquera à jamais, que ce soit pour l’atmosphère sonore très pesante, son scénario et ses rebondissements ou pour l’émerveillement visuel qui découle de chaque plan. Je n’ai absolument rien à reprocher à ce film c’est pour cela que je lui accorde la note maximale, je vous conseille très sérieusement d’aller découvrir ce film sur grand écran et en 3D, dans d’autres conditions je suis sur que vous louperez les qualités évidentes de l’oeuvre et la force de sa mise en scène. Tout simplement génial, le meilleur film sur l’espace qu’il m’ait été donné de voir !

Note Gravity

[Critique] Avatar de James Cameron

Il y a un film qui me passionne depuis sa sortie en salle, un film qui aura engendré en moi une attente insupportable, et qui peut être considéré comme une révolution technologique majeure de l’année 2009. Il tapisse même les murs de mon blog mais je n’en ai jamais vraiment parlé. Ce film c’est Avatar de James Cameron, une très grosse production qui aura demandé beaucoup de travail et de temps et qui restera pour beaucoup un voyage passionnant dans un monde merveilleux.

Avatar Critique (5)

James Cameron est un réalisateur talentueux américain, connu pour des films tels que Aliens, Abyss, les deux premiers Terminator ou encore Titanic, faisant tous partie de mes films préférés. A l’annonce de son dernier projet j’ai commencé à ressentir de l’excitation pour ce qui était déjà décrit comme une révolution cinématographique et James Cameron était attendu au tournant puisque son dernier film datait de 1997. Avatar est une entreprise de près de 14 ans, avant même Titanic il avait eu à l’esprit ce monde merveilleux de Pandora, mais la technologie de l’époque ne lui permettait pas de donner vie à l’histoire et à ses personnages, il a donc rangé sa première version du script pour la ressortir bien des années après. En 2004, après ce qui avait été fait pour le personnage de Gollum dans Le Seigneur des Anneaux, James Cameron décida que le moment était venu pour que son histoire prenne vie. Il aura fallu 5 ans de production et un budget de 460 millions de dollars.

Avatar Critique (6)

Malgré sa paralysie, Jake Sully, un ancien marine immobilisé dans un fauteuil roulant, est resté un combattant au plus profond de son être. Il est recruté pour se rendre à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, où de puissants groupes industriels exploitent un minerai rarissime destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Parce que l’atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, ceux-ci ont créé le Programme Avatar, qui permet à des « pilotes » humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance, capable de survivre dans cette atmosphère létale. Ces avatars sont des hybrides créés génétiquement en croisant l’ADN humain avec celui des Na’vi, les autochtones de Pandora. Sous sa forme d‘avatar, Jake retrouve l’utilisation de ses jambes (ce qui nous gratifiera d’une scène poignante en début d’histoire). On lui confie une mission d’infiltration auprès des Na’vi, devenus un obstacle trop conséquent à l’exploitation du précieux minerai. Mais tout va changer lorsque Neytiri, une très jolie Na’vi, sauve la vie de Jake. Ce dernier va alors se redécouvrir et comprendre qu’il n’est pas forcément dans le bon camp.

Avatar Critique (4)

Après la vision en salle du film, il faut bien le dire tout de suite, c’est pari gagné pour James Cameron qui a su parvenir encore une fois à redéfinir la manière de concevoir et d’appréhender le cinéma. Et qui aura poussé la 3D et la performance capture à son apogée. Poussé par la 3D relief, un sentiment étrange se dégage dès les premières minutes du film, nous sommes sur Pandora et les Na’vi sont réels. On le sent, on y croit. Impossible de croire qu’ils ne le sont pas, les images de synthèses ne sont pas là pour remplacer les acteurs mais elles sont là pour retranscrire 100% de leur jeu, elles agissent comme si ce n’était pour eux qu’une simple extension de leur travail. La technologie permet de construire un monde entier, un écosystème où fourmillent des tas de créatures et de plantes plus loufoques les unes que les autres mais auxquelles on croit dur comme fer. Mais Avatar n’est t’il vraiment qu’une vitrine technologique ? Et bien non, James Cameron montre encore tous ses talents de réalisateurs et de conteur d’histoire. Le scénario d’Avatar bien qu’il puisse faire débat en reprenant des codes simples qui ont été repris maintes et maintes fois au cinéma tel que dans Pocahontas de Walt Disney, a réussi à rassembler des gens de tout âge et de toute origine devant un divertissement le plus total et une aventure épique. James Cameron nous livre une histoire sans audace mais bien mené, ce qui est loin d’être aussi facile que beaucoup le prétendent.

Avatar Critique (3)

Je suis un amateur de scénario bien ficelé, j’aime beaucoup ce que fait Christopher Nolan dans The Dark Knight ou Inception mais il ne faut pas oublier de remettre Avatar dans son contexte. Vu le budget pharaonique dont  James Cameron a eu besoin, Avatar se devait d’être un blockbuster tout public. James Cameron a eu l’audace de nous faire découvrir un nouveau monde très riche, visuellement bluffant qui n’est ni une suite ni une adaptation mais une création complète. Cela ne s’était pas vu depuis de très nombreuses années dans le cinéma populaire. L’histoire aussi bien simpliste que prévisible ne nuit en rien à ce divertissement de 2h40, on ne s’ennui pas même après l’avoir vu de nombreuses fois (Attesté ! Vu 5 fois au cinéma et en 3D). Cameron a limité les risques en n’en prenant aucun du coté du scénario. Il délivre une belle morale, naïve et gentillette, un peu facile mais très positive. Bien sur j’aurais rêvé que son film soit parfait tant sur le plan visuel que scénaristique, mais je suis convaincu que ce sera le cas pour les volets suivants maintenant que les personnages et le monde des Na’vi sont connus de tous.

Avatar Critique (2)

Deux autres versions avec des scènes supplémentaires sont sorties depuis, je conseille la dernière qui apporte vraiment un plus avec des scènes nous permettant de comprendre un peu plus la personnalité de certains personnages, ou d’autres contant des événements que l’on avait pas encore vu. Quoi qu’il en soit Avatar doit être prit comme il est, comme le film de la fin d’année 2009 qui aura bouleversé le cinéma populaire mais peut être pas le cinéma tout court. Avatar reste un très gros produit commercial qui sent bon l’argent pour les producteurs, mais pour moi c’est un des meilleurs divertissements qu’il m’ait été donné de voir depuis des années.

Note Avatar

Super Mario 3D Land

Super Mario 3D Land 04J’ai terminé il y a quelques jours l’histoire principale (si on peut parler d’histoire) de Super Mario 3D Land sur Nintendo 3DS, console qui n’est pas à moi mais que j’emprunte de temps en temps :). Il me semblait bon de vous donner mon petit avis sur ce jeu qui sans renouveler la franchise est un très bon soft pour la console de Nintendo.

Personne ne sera étonné de savoir que la Princesse Peach se fait enlevé par l’ignoble Bowser en début de partie. Mario devra donc la retrouver accompagné de ses fidèles amis les Toads tout au long du jeu. Pas d’exploration de type aventure, tout se passe sous forme de missions avec pour commencé 8 mondes à explorer. On retrouve comme à l’accoutumé des niveaux classiques dans des univers désertiques, glacés ou hantés, mais également des niveaux un peu plus originaux où il faudra faire très attention de ne pas tomber dans le vide.

Super Mario 3D Land 03

Le gameplay est très facile à prendre en main pour un débutant, il faut dire que le jeu a aussi subit quelques changements qui viennent beaucoup simplifier les choses, si l’on meurt trop souvent on obtient l’invincibilité tout au long du niveau, même le boss ne peut rien contre vous !  Cependant, ce jeu tiendra en haleine tout joueur qui voudra le compléter à 100%..

Super Mario 3D Land 02

Les graphismes sont très bons et très colorés, la 3D est excellente, c’est un des rares jeux où je la laisse au niveau maximum durant toute la partie, elle apporte vraiment un plus sans fatiguer les yeux. Pour ce qui est de la bande son on retrouve toujours les morceaux plus que connus de l’univers Mario mais c’est toujours un régal de les entendre.

Super Mario 3D Land 01

Bref, s’il vous faut un jeu de plate forme sur Nintendo 3DS c’est bien celui ci, ce n’est pas le meilleur jeu Mario mais il rentre directement dans mon top 3DS. Alors si vous n’avez pas encore succombé, n’hésitez plus une seconde !

Le Hobbit – La dernière sortie ciné de 2012

Il y a un film qui a longtemps fait parler de lui pour de nombreuses raisons. Premièrement parce ce qu’il a fallu énormément de temps pour que le projet voit véritablement le jour, devenant presque une arlésienne pour les fans y comprit pour les acteurs. Ces derniers annoncèrent même de ne plus être sûr d’avoir le temps de participer au projet si celui-ci prenait encore du retard. En définitive, on y croyait plus.

Ensuite ce film n’était autre qu’un nouveau segment d’une grande aventure romanesque réalisé par l’auteur de l’adaptation au cinéma de la première trilogie de livres. En clair après avoir sorti trois films pour trois romans, ce réalisateur comptait sortir non pas un, ni deux mais trois films pour uniquement un seul roman. Mais que diable avait il dans la tête pour imaginer étendre sur trois films de près de 3h un livre pas très imposant.

Tolkien

Enfin, après la couleur et la 3D, ce film serait l’ambassadeur d’une nouvelle technologie consistant à multiplier par deux le nombre d’images par seconde pour une immersion des plus incroyables et une qualité visuelle à couper le souffle. Vous l’aurez bien comprit, le film dont je parle ici est évidemment Le Hobbit de Peter Jackson qui après la trilogie du Seigneur des Anneaux s’attaque à l’adaptation au cinéma d’un autre roman de J.R.R. Tolkien.

On suit donc l’histoire de Bilbon Sacquet s’apprêtant à vivre un voyage inattendu en compagnie d’une joyeuse bande de nains partis reconquérir leur royaume d’antan. Ce voyage les confrontera à de multiples dangers et nous permettra de croiser de nombreuses têtes déjà aperçues dans Le Seigneur des Anneaux.

Bien que j’aime cette première trilogie, je n’ai jamais été un grand fan de ces films qui comportent tout de même de nombreuses longueurs. C’était donc sans impatience que j’attendais la sortie de ce Hobbit que je voulais tout de même voir au cinéma. Tout bonnement parce que c’était le film du moment mais également pour découvrir ce que valait cette nouvelle technologie appelée HFR (High Frame Rate) et qui monte le nombre d’images de 24 à 48 par seconde.

Autant vous le dire tout de suite je suis sorti de la salle plus que convaincu par le film dont je n’espérais rien. Peter Jackson arrive encore à fasciner et à donner l’envie d’en voir plus malgré les 2h40 et les toujours quelques longueurs présentes dans le long métrage. C’est simple tout ce dont j’ai envie à l’heure où j’écris ces lignes c’est de lire le roman pour connaitre la suite. Avouons que Peter Jackson reprend beaucoup de ce qu’il a déjà fait, mais ça marche, et même si suivre cette bande de nains accompagnée de Bilbon reste moins intéressant que de suivre la communauté de l’anneau, l’aventure reste bon enfant et pleine de bons moments. Ce film est également un spectacle visuel de tous les instants notamment grâce à une direction artistique soignée, des effets visuels éblouissants et une 3D bien pensée. Tellement bluffant qu’en faisant la comparaison je trouve les environnements et l’ambiance visuelle du premier volet de la trilogie du Seigneur des Anneaux bien moins audacieux, presque à penser que ce film avait été réalisé avec un petit budget. Je n’ai peut être pas faux mais j’exagère tout de même, je ne retire rien à la qualité de ce film qui date déjà de nombreuses années et il est aussi question de goût, certains préfèreront de vrais plans bruts plutôt qu’une avalanche de CGI mais c’est ce qui m’a le plus attiré dans ce film, cette qualité visuelle tout le long du film.

Passons maintenant au sujet qui fâche, cette technologie tant soutenue par les professionnels d’Hollywood tels que James Cameron ou Peter Jackson lui-même : le passage à 48 images par seconde. Historiquement il avait été convenu que 24 images par seconde serait la norme pour le cinéma pour des questions techniques et économiques, aujourd’hui tourner et diffuser des films à cette vitesse n’aurait plus aucun sens à l’heure du numérique. Le HFR permettrait d’une part de rendre le film encore plus immersif, et d’autre part d’augmenter grandement la netteté des images et de faciliter le visionnage d’un film en 3D.

Alors il est indéniable que cette technologie améliore la netteté des scènes surtout lors des mouvements de caméra où l’on n’observe aucun flou. Mais bien que connaissant déjà le principe vu sur nos TV actuelles j’ai malheureusement été désagréablement surpris lorsque le film à débuté, ma réaction fut tout simplement : « Nan sérieux, ça va pas être comme ça pendant 2h40 ». Il doit y avoir comme raison que notre œil n’est pas habitué mais le rendu global des scènes faisait très téléfilmique, l’action avait l’air d’être accélérée, comme si les déplacements des personnages n’avait rien de naturels. Ce qui devait me plonger encore plus dans le film n’a fait que me détourner de ce qui se passait à l’écran, quelle technologie immersive Monsieur Jackson ! J’en pleure déjà pour le prochain volet d’Avatar qui devrait être réalisé à 60 images par secondes. Au milieu du film il a bien fallu que je laisse de côté ce petit détail pour me concentrer sur l’histoire mais il était difficile de se détourner du problème tant chaque plan rappelait ce dont on avait à faire. Mon avis ? Il faudrait que Le Hobbit soit le premier et dernier film à exploiter cette technologie parce que je ne me vois vraiment pas à l’heure actuelle voir mes films préférés dans cet état qui vient vraiment trancher avec le cinéma de contemplation que je connais depuis mon enfance. J’aimerai vraiment connaître votre avis sur le sujet alors n’hésitez pas à commenter à la suite de cet article.

Peter JacksonFinalement je garde tout de même une très bonne impression générale de ce Hobbit de Peter Jackson, acteurs, ambiance visuelle et sonore, 3D. Quant à la HFR j’apprécie fortement la netteté des scènes mais je n’accroche pas du tout à la fluidité de l’ensemble, pour moi ce n’est malheureusement pas du cinéma comme je le connais. Après peut être qu’il décevra certains fans de la première trilogie pour ce qui est de quelques pompages des points forts des précédents films, en tout cas pour moi, ce film a vraiment sa place dans le top des adaptations de romans d’Heroic Fantasy au cinéma, point final.