THE DARK KNIGHT RISES – La critique (plus complète)

Et voilà, la longue attente est terminée, ce film qui faisait tant rêver, cet épilogue spectaculaire a été vu, 2h45 de bonheur qui ont malheureusement prit fin bien trop rapidement. J’ai laissé un peu de temps pour laisser redescendre l’excitation, il est temps maintenant de parler un peu du film, de ce qu’il vaut réellement et s’il est vraiment la conclusion que l’ont rêvait pour la trilogie de Christopher Nolan. Je vais essayer d’aller le plus en profondeur, dans les détails, tout ça avec mes mots, dans deux parties distinctes. La première ne contiendra aucun élément de l’intrigue et sera un condensé de la critique, alors que dans la deuxième partie, je parlerai point par point de ce que j’ai aimé ou pas dans ce film, il y aura évidemment énormément de révélations mais vous serez prévenu en temps et en heure. Bonne lecture !

Alors que vaut The Dark Knight Rises ?

The Dark Knight Rises est le dernier film de Christopher Nolan en rapport avec l’univers Batman, pas besoin de répéter tout ce qui a été dit, il est ici le film qui vient clore une saga commencée il y a 7 ans. Nous avons comme à l’habitude un redoutable casting composé entre autre de Christian Bale, Gary Oldman, Michael Caine, Morgan Freeman, Anne Hathaway, Marion Cotillard et Tom Hardy ! Rien à dire sur l’ensemble du casting qui est juste parfait pour ce film, on mettra un léger bémol à Marion Cotillard qui (peut être parce qu’elle est française et que nous le voyons comme tel) semble parfois peu crédible dans certaines scènes ou ayant un jeu exagéré (peut être aussi la faute à son doublage français), mais ce n’est pas quelque chose qui m’a personnellement perturbé. Anne Hathaway est sublime en Cat pas woman, une version réaliste qui est exactement comme je l’imaginais mais peut être pas assez présente vu la longueur du récit, comme certains autres personnages. Quant à Tom Hardy c’est BANE ! Tout comme il n’y aura plus qu’un seul Joker, il n’y a plus qu’un seul Bane, ce sera Tom Hardy de Christopher Nolan ! Le personnage est bien sur comparé au Joker mais ce n’est pas la même chose, c’est un personnage différent, on peut préférer la remarquable prestation de Heath Ledger mais je serai presque tenté de dire que je préfère ce nouveau Bane. Il a quelque chose de terrifiant, le Joker avait cette imprévisibilité et cette folie mais paradoxalement je savais à quoi m’attendre avec. Tandis que Bane, est un mélange de calme et de brutalité, on ne sait pas ce qu’il pourrait se produire si l’on était face à lui et c’est ce sentiment que j’ai ressenti durant la séance. Ce colosse, cette masse, peut très bien être le plus calme du monde tenant un discours philosophique et à la seconde suivante vous briser la totalité des os du corps, remarquable. Elégance, charisme, classe, force, profondeur. C’est le Bane comme il devrait être dans la BD.

Parlons un peu du film en lui-même, ça ne change pas des autres volets, on a ici un scénario bien ficelé, qui tiendra en haleine avec de multiples rebondissements, bien qu’il y ait quelques longueurs et peut être aussi des problèmes de rythmes et quelques facilités, le récit tiens vraiment la route, on reste captivé mais attention le film est quand même assez différents des deux autres sur beaucoup de points. Lorsque les deux premiers avaient un équilibre entre moments forts et moments plus calmes, celui-ci est pour ma part bien plus calme que les deux autres, en effet, les apparitions de Batman se comptent sur les doigts d’une demie main, tout comme l’action qui n’est pas aussi présente que l’on aurait pu l’imaginer pour un épilogue spectaculaire, le reste du film est chargé d’histoire, d’explications, de liens entre les personnages. On est plus devant Inception au pays de Batman ! Non pas quand même mais le fait que le film dure 2h45 laisse quand même apparaitre fortement les creux entres les différentes scènes importantes. J’aurai aimé que Catwoman servent ici à combler les scènes où on ne voit pas Batman. Mais ce qui engendre bien évidemment une attente autour du Chevalier Noir qui au final rend plus qu’excitant chacune de ses apparitions notamment la toute première, frissons garantis !

Au final est ce l’épilogue spectaculaire de la saga du chevalier noir tant attendu ? Et bien je dirai que oui ! L’attente a été peut être trop importante mais le résultat n’est en aucun cas décevant, le film est autre chose, il s’éloigne énormément de la BD mais vient pourtant compléter à merveille les deux premiers films. On est plus devant l’adaptation du comic book, mais bien devant la vision du Dark Knight version Nolan. Les scènes d’actions sont épiques, la musique à couper le souffle, combien de fois j’ai eu les poils dressés sur tout le corps ! Et la fin sans être magistrale ni extrêmement surprenante vous laissera cloué au fond de vos sièges. C’est un film qui ne se concentre pas uniquement sur un personnage mais qui en développe beaucoup plus, chacun prend de l’importance tout au long du récit pour nous conduire jusqu’à la fin. Ce n’est pas un film sur Batman mais sur Bruce Wayne. La pré fin est peut être trop vite expédiée, le film a peut être ses défauts, mais à l’heure actuelle difficile pour moi de dire s’il est moins bien que les deux précédents, il est en tout cas ce que j’attendais et ce que les fans méritaient. Christopher Nolan ne s’est pas moqué de nous et nous montre encore toute l’étendue de son génie avec ce dernier volet, je resterai scotché par la cohérence de ces 3 épisodes et la profondeur des personnages et des liens entre eux. Un héros torturé, un parcours initiatique fascinant, une aventure sombre, l’épisode spectaculaire de la saga du chevalier noir !

A suivre la seconde partie de la critique qui va détailler au maximum les points forts et les points faibles que j’ai pu trouver à cet épisode, spoilers garantis, alors si vous ne voulez pas vous gâcher votre film, le reste de l’article est à fuir comme la peste, mais vous pouvez toujours revenir après être allé au cinéma !

Bane le bad guy de ce film !

Comme il a été dis au dessus, Bane est ici lé méchant qu’il fallait, l’acteur est excellent et la performance exceptionnelle. Le personnage gagne en profondeur et même en émotion. Ce n’est pas un personnage sans âme, c’est le protecteur de Talia, qui éprouve de l’amour pour elle. Le problème est le retournement de situation qui vient positionner Bane comme second vilain, il se retrouve ensuite expédié trop rapidement. Je suis sorti de la salle, je n’avais plus aucun souvenir de la mort de Bane, ah oui ! C’est Catwoman qui l’explose en un tir lorsque Batman est sur le point de creuver ! Bane aurait quand même mérité une meilleure fin alors que chacune de ses apparitions est un régal.

Alfred vous êtes viré !

Une déception c’est la non présence d’Alfred durant la plus grande partie du récit. Alfred est l’allié par excellence de Batman, pour moi on ne peut pas dissocier les deux, ici il se retrouve vite exclu de l’histoire et on ne le retrouve qu’à la fin. On s’écarte beaucoup de la BD en effaçant un personnage principal, mais ses apparitions gagnent en émotion il faut l’avouer, le peu de temps qu’Alfred est là, il n’est pas là pour rien. Dommage mais bon c’est comme ça.

Le film le plus éloigné de Batman

Comme dit précédemment, Nolan ici s’écarte beaucoup de l’histoire originale et de la BD, les noms sont reprit du livre papier et de la série animée, mais on a affaire à autre chose. Talia et Catwoman c’est exactement le contraire de ce qu’on aurait pu prévoir. J’aurai crié au scandale il y a quelques années, infidélité ! Mais ici ça ne me pose pas le moindre problème, au contraire je me laisse emporté par le sort réservé à chacun des personnages. Gordon découvrant l’identité de Batman est un régal, tout comme cette fin avec où Bruce se retrouve avec Selina plutôt que Talia.

La première apparition de Batman !

La chair de poule, un régal de mise en scène, une attente qui monte crescendo et une apparition en fanfare avec la musique de Hans Zimmer. J’adore ces passages là, lorsque l’on sait ce qu’était Bruce Wayne quelques minutes auparavant, presque handicapé. Il remet la cape après une phase de « rééducation » et aidé par divers gadgets pour tenir sur ses jambes. Ce n’est plus le Batman que l’on connait, encore autre chose. Mais les minutes qui suivent sont encore plus impressionnantes avec l’apparition du Bat. Moment qui restera peut être mon préféré dans toute la trilogie.

Le combat Bane VS Batman

Que dire si ce n’est exceptionnel, deux brutes qui s’affrontent, une seule issue, Batman se rend compte qu’il n’est pas de taille et se fait sévèrement malmener. Je ne me rappelle pas d’avoir vu un combat comme celui là dans beaucoup de films de super héros. Mais de toute façon ce n’est pas un film de super héros, c’est encore autre chose, avec Christopher Nolan, ça n’a rien à voir avec ce qu’on a l’habitude de voir, et c’est ça que j’aime !

Le Tumbler a Batman n’est plus là !

Chose triste, je n’ai pas assez eu de course poursuite en Batmobile ! Il y a bien sur le Bat et le Bat pod mais ce ne sont pas le Tumbler. Après une course poursuite excellente dans le premier, et vraiment peu d’apparition dans le second, j’attendais quelque chose d’inoubliable dans le 3. Mais aucune apparition ! Batman n’a plus envie de conduire ! On aura le droit à la voiture de Bane mais bon, elles seront vite défoncées par le duo BatCat. Dommage.

La pré fin à la 24h Chrono

Ca ne m’a pas gêné sur le moment mais en y repensant, j’ai l’impression que Nolan est allé reprendre la fin d’un épisode classique de la série phare d’il y a quelques années. Un pauvre compte à rebours, une bombe qui risque de faire exploser toute la ville, et pourquoi ce compte à rebours ? J’ai peut être pas tout comprit mais la bombe n’est pas censée être instable et peut exploser n’importe quand dans les 5 mois ? Pourquoi alors le compte à rebours arrive t’il jusqu’à zéro ? Ca n’a pas l’air si instable que ça tout compte fait. On se doute bien que la bombe ne va pas détruire la ville, que par une pirouette tout le monde va s’en sortir. Il y a cette bombe, Bane qui crève en un quart de seconde alors que c’était un mur de béton, et Talia fraichement découverte qui ne va en fait que conduire un camion puis creuver elle aussi lamentablement. Le dernier combat contre Bane n’était pas exceptionnel, elle aurait pu prendre le relais, peut être contre Catwoman, pour montrer que elle aussi elle en avait dans le ventre (en l’occurrence ici elle n’avait plus rien dans le ventre mais tout un peu plus haut, petite blague à destination du DJ d’Ibiza et d’une Catwoman en herbe ! Piouuuu). Une pré fin peut être bâclée qui aurait du être un peu moins téléphonée à l’image des deux précédents films.

Mais une fin inoubliable

Alors oui Batman ne meurt pas ! On y croit quelque secondes mais en fait il a survécu et vit maintenant des jours heureux en Italie avec Selina Kyle. On a quand même le droit à la fin épique tant attendue, le sacrifice de Batman, la révélation à Gordon, le peuple qui retrouve la confiance en Batman et se rappellera pour toujours ce qu’il a fait et la relève… Joseph Gordon Levitt qui est excellent dans ce film j’ai oublié de le préciser, encore un acteur génial, va devenir la relève de Batman, il a les épaules pour et les mêmes convictions. Ce petit clin d’œil avec le nom de Robin aurait dû être plus subtil, j’aurai même préféré qu’il s’appelle Damian, on aurait pu faire un lien père-fils, mentor-élève qui n’aurait été perceptible que par les vrais connaisseurs. Ici Robin, c’est un peu passe partout. Et puis j’avoue, je n’aime pas Robin ! En tout cas extrêmement content que la trilogie se termine de cette manière. Je n’aurai pas aimé qu’il vive tout simplement, j’ai été prit par son sacrifice et l’émotion autour de son enterrement, mais extrêmement ravi et content pour Alfred (qui lui était touchant dans chacune de ses scènes) que Batman s’en soit sorti et que finalement, ce qu’il avait tant rêvé se produise finalement. Bruce vit enfin sa propre vie au côté de la personne qu’il aime. Batman quant à lui s’est sacrifié pour Gotham mais le symbole est toujours là, la relève est sur le point d’arriver !

L’épilogue spectaculaire de la saga du chevalier noir ?

Oui ! Des longueurs certes, pas réellement de fidélité avec la BD, mais disons que les films, l’histoire et les personnages en imposent tellement que au final on s’en bat les couilles que ce ne soit pas fidèle. En revoyant Batman Begins on comprend que Christopher Nolan est un génie, quelque chose de vraiment prenant c’est ce lien entre le premier et le dernier film, Bruce enfant tombe dans ce puits infesté de chauve souris, son père vient le secourir et lui dit que l’on tombe pour mieux apprendre à se relever. Il devient ensuite Batman après son initiation mais restera hanté par ce rêve. Dans The Dark Knight Rises, Batman va se retrouver pendant des mois au fond d’un puits, va continuer d’être hanté par ce même rêve, mais décidera de se relever justement en sortant de ce puits. The Dark Knight rises ! Il serait un acte criminel pour celui qui a vu les premiers films et qui a aimé de ne pas aller le voir au cinéma.  C’était ça l’évènement de l’année 2012 ! Bien que l’on puisse vraiment tirer son chapeau à Avengers qui était l’autre film incontournable de l’année. The Dark Knight Rises est ce qu’on a attendu depuis des années. Inoubliable !

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